Comment Ebics a permis d’améliorer le reporting SwiftNet MT940 ?

Lorsqu’un trésorier français possède des filiales à l’étranger ayant des comptes bancaires ouverts dans des banques locales et qu’il souhaite, avec son logiciel de gestion de trésorerie, gérer et contrôler avec efficacité son cash, plusieurs solutions s’offrent à lui.

  • Un accès web banking : C’est un portail internet de la banque mis à sa disposition pour lui permettre de gérer ses comptes bancaires à distance depuis n’importe quel ordinateur, 24h/24 – 7 jours/7, en toute autonomie. Cependant revers de la médaille, le trésorier groupe devra gérer autant d’accès login/mot de passe/clé USB, carte… que le groupe possède de banque étrangère. Reporting non homogène, coûts démultipliés…
  • Si le groupe est relié au réseau SwiftNet en direct ou par l’intermédiaire d’un service bureau, les banques étrangères adresseront les relevés de compte sous forme de messages MT940 à l’adresse Swift du groupe français. Malgré une baisse des coûts constatée des abonnements et flux SwiftNet, ceux-ci restent assez élevés pour que l’accès SwiftNet reste l’apanage des ETI et des grandes entreprises.
  • Enfin et solution la plus répandue auprès des PME, le groupe français choisit une banque « centralisatrice ». Celle-ci collecte grâce son adresse Swift propre dédiée, les messages SwiftMT940 que lui envoie les banques étrangères, charge à celle-ci de les remettre à disposition de son client via sa liaison télématique habituelle.

Message swift MT940

Du temps d’Etebac, un temps que les moins de 6 mois ne pouvaient pas connaitre (quoique !), les messages MT940 messages de taille variable, étaient le plus souvent transformés en fichier de format fixe CFONB120, format habituel des relevés de compte français. Et là, la conversion des codes flux Swift utilisés en Code InterBancaire (CIB) était plus ou moins heureuse selon les établissements bancaires. Il est vrai que le sous-champ 6 « Transaction status » du champ 61 « Statement line » du message Swift MT940 ne contient qu’une vingtaine de codes usuels, alors que la table des CIB en possède presque 99.

Pour l’anecdote, je me souviens même d’une banque qui transformait l’ensemble des flux Swift de sa filiale hongroise en CIB 99 Divers. Notre connaissance de la langue finno-ougrienne étant plus que pauvre, nous ne savions exploiter que le solde final du relevé de compte transmis. Faute à la banque étrangère qui peut-être transmettait tout en MSC (Miscellaneous) ?

Et c’est là qu’Ebics arriva, permettant, grâce à sa capacité de transporter des fichiers au format variable, de remettre le message MT940 inchangé. Encore faut-il que votre banque vous le propose ce qui n’est pas le cas de l’ensemble des banques à ce jour et enfin que votre logiciel de trésorerie préféré accepte autre chose que du AFB120.

Alors soyez bien attentif au file format que vous choisirez dans l’annexe de votre contrat EBICS : camt.xxx.cfonb120.stm (et variante) pour du relevé usuel Cfonb120 ou mieux camt.fin.mt940.stm (et variante) pour un reporting en VO.

L’AFTE tire la sonnette d’alarme pour l’arrivée du SEPA

L’Association Française des Trésoriers d’Entreprises (AFTE) consacre le dossier de sa revue de novembre au Single Euro Payments Area. Les retards dans l’implémentation du protocole dans les SI d’entreprises est dramatique.

Cio-online.com Edition du 20/11/2012 – par Bertrand Lemaire 

Le 1er février 2014, le SEPA sera une réalité obligatoire pour toutes les entreprises. Depuis le 1er avril 2012, tous les établissements financiers doivent obligatoirement accepter les ordres aux normes SEPA. Or l’AFTE (Association Française des Trésoriers d’Entreprises) dénonce un retard important dans le déploiement du SEPA en entreprises, y compris dans les banques. L’Etat et les autres collectivités publiques constitueraient encore aujourd’hui la grande majorité des flux SEPA tant en prélèvements qu’en virements, selon l’AFTE.

La création du Single Euro Payments Area (SEPA) est la suite logique de celle de l’Euro fiduciaire : il s’agit d’une harmonisation des formats et des modalités de tous les ordres de paiements à l’échelle des 16 pays de la Zone Euro (Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, France, Grèce, Italie, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Slovénie, Chypre, Malte et Slovaquie). Les onze autres pays de l’Union Européenne ont jusqu’au 31 octobre 2016 pour adopter le SEPA pour les ordres de paiement en euros. Norvège, Islande, Lichtenstein, Monaco et Suisse sont également concernés pour toutes les opérations en euros. Ces dates butoirs sont désormais inscrites dans la réglementation et ne bougeront donc plus. (…)

Halte aux arnaques !

J’aurais un homonyme en Côte d’Ivoire ?!

Reçu ce jour dans ma boite mail

« Bonjour, J’ai à ma disposition des documents très importants (Certificats de dépôt) ayant appartenu à mon ex-employeur décédé. Je souhaiterais trouver un arrangement avec vous afin de bénéficier des dépôts.Ma démarche se justifie par le fait que vous avez le même pseudonyme.Je vous prie de me faire un retour de mail afin que je puisse vous donner de plus amples informations. Dans l’attente, recevez mes meilleures salutations.Dr Chantal CHAZDON Consultant Financier Email : chantal.chazdon@advans.org COTE D’IVOIRE. »

C’est tentant, mais hélas je ne suis pas sûr que je puisse bien renégocier mes bons au porteur sur le marché secondaire ivoirien !

 

Le crédit client : premier enjeu du cash management

Depuis six mois, les entreprises françaises, et particulièrement les PME, sont confrontées à des tensions de trésorerie. Les carnets de commandes sont faibles, les marges diminuent, alors que les coûts de production restent les mêmes. Le 4e trimestre, traditionnellement tendu, le sera encore davantage cette année.

Ecrit par Yves Poinsot, Directeur Général Atradius France

Un Baromètre récent (*) des Pratiques de Paiement révèle que plus de la moitié des entreprises françaises interrogées ont davantage de difficultés à se faire payer qu’en 2011, principalement en raison de la détérioration de la trésorerie invoquée par 52 % de leurs clients. Les banques et les assureurs-crédit font le même constat, et rappellent que 20 % des dépôts de bilan sont dus à la défaillance d’un débiteur. Avec plus de 60 000 dépôts de bilan annoncés en 2012, les conséquences peuvent être catastrophiques, notamment en termes d’emploi.

Pour tenter de compenser les retards de paiement de leurs clients, les entreprises allongent les délais de règlement à leurs fournisseurs, usent du découvert bancaire ou de l’escompte. Car en France nombre d’entreprises, notamment les PME PMI, souffrent d’un manque de fonds propres, qui ne leur permet pas de faire face à des difficultés passagères. Pourtant la relance passera par les PME PMI créatrices d’emplois et de valeur. Selon l’Institut Montaigne, sur les 2,8 millions d’emplois créés au cours des 20 dernières années en France, 2,3 millions l’ont été par des PME et PMI.

Le cash est ainsi plus que jamais la priorité des entreprises avec comme enjeu majeur le crédit client. Au cours des deux décennies passées, les entreprises ont appris à gérer leur stock. Immobiliser du stock, c’est immobiliser de l’argent, et si elles travaillent en flux tendu, avec la notion de « juste à temps », c’est avant tout pour ménager leur trésorerie. C’est maintenant le poste client, leur principal actif, qui doit être géré avec la même rigueur pour générer du cash.

Vendre c’est bien, mais être payé dans les délais c’est essentiel ! Cette nécessité doit être prise en compte à tous les niveaux de l’entreprise. Un commercial qui prend des commandes sans se soucier de savoir si le client sera en mesure de payer, et dans les délais convenus, fait courir un risque à son entreprise. Il faut vendre, il faut aussi vérifier la solvabilité du client, négocier le paiement et prendre des garanties. (…)