Fraude : Arnaque au président, des escrocs pas si bien informés !

Histoire vraie, tirée de faits réels relatés par le responsable comptable d’une société cliente. Comme annoncent les séries TV, les noms ont été modifiés pour garantir l’anonymat des personnes.

Appel téléphonique sur la ligne directe de la nouvelle comptable en charge de la comptabilité et des paiements de la Holding :

  • L’escroc  : Bonjour, je suis M . PARRY (le pdg du groupe), je souhaite parler à Madame DUPIN
  • La comptable : Mme DUPIN, ne fait plus partie de la société
  • L’escroc : Ah bon ?! (ne se démonte pas)…, je vous explique…bla bla bla, bla bla virement urgent de 800 000 €, vers compte de notre avocat…projet secret d’acquisition en chine…bla bla bla…très urgent sinon on perd l’affaire…très secret, votre responsable pas au courant…ne rien dire…

La comptable, quoique nouvelle, ne donnera pas suite, car elle s’est souvenue, que le pdg M. PARRY, avait lui-même assisté au pot de départ de Mme DUPIN et ne pouvait donc ignorer qu’elle ne travaillait plus dans sa société !

Quelques minutes plus tard, le téléphone sonna vers un autre comptable en charge des paiements d’autres filiales….

Les exemples sont nombreux de tentatives déjouées (le pdg anglo-saxon qui parle soudainement un français très parfait) mais ces fraudes aboutissent parfois…

A revoir sur le même thème :

–          notre précédent billet : http://blog.avizo.tm.fr/fraude-au-culot-les-escrocs-soutirent-14-millions-deuros-a-une-entreprise/
–          Le reportage de M6 Capital « Monsieur le Président s’est fait avoir… »  http://www.m6.fr/emission-capital/21-04-2013-ils_en_veulent_a_votre_argent_les_secrets_des_nouveaux_escrocs/ avec un Extrait du reportage http://www.dailymotion.com/video/x112vd3_arnaques-au-president-extrait-du-reportage_tv

–          L’avertissement de l’AFTE (l’Association Française des Trésoriers d’Entreprise) : Tentatives d’escroquerie, soyons vigilants ! http://www.afte.com/fr/content/tentatives-d%E2%80%99escroquerie%2C-soyons-vigilants-%21

Et enfin, http://business.lesechos.fr/directions-generales/partenaire/attention-a-l-escroquerie-au-president-4416.php

Soyons vigilants ! Et mettons en place des workflow de validation avec Ebics TS nécessitant la signature électronique de responsables de l’entreprise.

Rechute des trésoreries d’exploitation en octobre

D’après l’enquête de trésorerie AFTE / Coe-Rexecode, l’opinion des trésoriers des grandes entreprises sur la trésorerie d’exploitation est retombée début octobre à son plus bas de juillet 2013. La tendance reste défavorable.

Principaux résultats de l’enquête d’octobre 2013 :

• Rechute des opinions sur les trésoreries d’exploitation en octobre.
• La tendance sur l’évolution des trésoreries globales reste à la dégradation.
• La trésorerie globale apparait moins bonne que prévu par les trésoriers.
• Légère amélioration des délais de paiement des clients.
• Le solde d’opinion sur les marges bancaires reste légèrement tendu.
• 31,5 % des trésoriers ont l’intention de mettre en place des lignes de précaution (38,5 % dans le secteur du commerce et des hôtels-restaurants).

Rechute des trésoreries d’exploitation en octobre

Migration prélèvement SEPA SDD : pourquoi dématérialiser le mandat papier signé

En cas de contestation du débiteur, le créancier bénéficie de sept jours bancaires maximum pour apporter la preuve de la validité du mandat signé, à sa banque.

Il est de la responsabilité de la banque du créancier de s’organiser avec son client afin de pouvoir respecter ce délai.

Face à une volumétrie élevée de mandats gérés, il devient alors nécessaire d’utiliser un logiciel de Gestion Électronique des Documents permettant de dématérialiser l’image scannée du mandat papier en un fichier PDF, dont l’intégrité doit pouvoir être vérifiée.

Les mandats dématérialisés sous format électronique doivent être indexés sur les champs contenant les informations obligatoires liées au SEPA que sont la référence unique de mandat (RUM), le nom du débiteur, Le BIC et l’IBAN du débiteur, le nom du créancier et son identifiant SEPA (ICS).

Il est recommandé d’utiliser un coffre-fort numérique, conforme à la norme AFNOR NF Z42-013; offrant des outils permettant de garantir, notamment en cas de litige, l’intégrité et la pérennité des documents et des informations, la traçabilité des opérations et la gestion de la preuve.

La norme NF Z 42-013 énonce un ensemble de spécifications de l’AFNOR concernant les mesures techniques et organisationnelles à mettre en œuvre pour l’enregistrement, le stockage et la restitution de documents électroniques.

Les PME, plus que jamais en quête de financements

FINANCEMENT
Les PME, plus que jamais en quête de financements
Par Cécile Desjardins, journaliste | 15/10/2013

Sept patrons sur 10 ont des besoins de financement d’exploitation, avant tout pour le remplacement ou l’entretien. Ils sont autant à avoir constaté un durcissement de leurs conditions de crédit par les banques.

91 % des dirigeants éprouvent des difficultés financières

La reprise n’est toujours pas là. Et à force de l’attendre, la situation financière des PME se tend de plus en plus. C’est le constat du dernier baromètre KPMG pour la CGPME (*) sur le financement et l’accès au crédit des PME. Ainsi, aujourd’hui seuls 9 % des dirigeants de PME déclarent n’affronter aucune difficulté financière. Pourquoi ? La baisse du chiffre d’affaires est le problème le plus fréquemment rencontré (54 % ), mais sont venues s’ajouter au cours de l’été des hausses sur les coûts ou les prix des fournisseurs (51 %, en croissance de 6 points). Aujourd’hui, 36 % des patrons de PME se disent concernés par des difficultés de trésorerie ou de financement. En croissance de 11 points, ce taux est le plus important constaté depuis 2009.

7 patrons sur 10 ont besoin de financement

Concrètement, (et pour la première fois depuis le lancement du baromètre en 2009), sept patrons sur dix (70 %, +5 points) font aujourd’hui état d’au moins un besoin de financement. 48 % des dirigeants de PME ont des besoins de financement pour l’exploitation de leur activité (trésorerie, escomptes) : en croissance de 10 points depuis mars dernier, c’est la proportion la plus forte enregistrée en 5 ans (à comparer à 34 % en février 2009). Ensuite, 37 % des dirigeants de PME indiquent avoir des besoins de financement pour des investissements (en croissance de 5 points depuis mai 2013) : il s’agit à 70 % de besoins pour le remplacement ou l’entretien de leur exploitation, même si les besoins de crédits pour des acquisitions de développement (27 %, +4 points) augmentent. Les besoins de crédits pour des investissements d’équipement (32 % ) et ceux pour des investissements d’innovation (14 % ) connaissent une baisse.

Les PME, plus que jamais en quête de financements

Migration SEPA SDD : l’ABCD des R

Petit Memo pratique pour ne plus se perdre sur les termes des Opérations connexes (R-transactions) liées au SDD (SEPA Direct Debit)

Les délais de réalisation de ces opérations s’articulent autour de la date de règlement interbancaire D = règlement

Source : Brochure Prélèvement SEPA Cfonb

Les termes notés en italique dans le tableau ci-dessus sont les termes en anglais tels qu’utilisés dans le RuleBook de l’EPC.
Terme en bleu: opération à l’initiative de la banque du créancier (éventuellement sur instruction du créancier)
Terme en noir: opération à l’initiative de la banque du débiteur (éventuellement sur instruction du débiteur)
Terme en rouge: opération à l’initiative du débiteur
Terme en vert: opération à l’initiative du créanvier

Terme anglais du rulebook EPC Traduction française Description
Revocation: Rappel Opération à l’initiative du créancier, pour annuler une opération qui n’a pas lieu d’être, et qui n’a pas encore été mise en circulation dans le système d’échange par la banque du créancier. C’est une opération strictement entre le créancier et sa banque. Elle peut être la conséquence d’une réclamation du débiteur auprès du créancier.Attention, il ne s’agit pas de la révocation du mandat de prélèvement mais de la révocation d’une opération.
Request for cancellation Demande d’annulation Opération à l’initiative de la banque du créancier, suite éventuellement à une demande du créancier, pour annuler un prélèvement qui n’aurait pas dû être mis en circulation dans le système d’échange. C’est la suite possible d’un Rappel(« Revocation ») qui n’a pu avoir lieu parce que trop tardive. Elle peut  aussi être réalisée à l’initiative de la banque du créancier qui détecte une erreur (duplication de fichier, par exemple).
Rejects Rejet Problème technique ne permettant pas de traiter le prélèvement SEPA.
Refusal Refus Refus de payer de la part du débiteur, communiqué àsa banque avant le règlement interbancaire (=D). Le « Refusal » est notamment utilisé pour traiter les « oppositions aux prélèvements » formulées par le débiteur. Le prélèvement SEPA repart impayé. Au niveau interbancaire, cette opération est assimiléeà un « Reject »
Reversal Reversement Opération à l’initiative du créancier, pour annuler une opération qui n’avait pas lieu d’être, et qui a déjà été réglée au niveau interbancaire.Elle peut aussi être réalisée à l’initiative de la banque du créancier qui détecte une erreur (duplication de fichier, par exemple).
Returns Retour Opération à l’initiative de la banque du débiteur qui, de son fait, rejette le prélèvement SEPA (absence de provision, compte clôturé, …)
Refunds Remboursement ou demande de Remboursement Remboursement demandé par le débiteur à sa banque après la date du débit de son compte. Au niveau interbancaire, cette opération est assimilée à un « Return ». Deux hypothèses sont envisageables:a = contestation du débiteur sans que celui-ci ait à donner une quelconque justification à sa demande. Cette contestation peut s’exercer dans un délai de 8 semaines.b = contestation du débiteur pour « opération non autorisée ». Recherche de preuve pouvant être faite par la banque du débiteur après 8 semaines, (maximum 13 mois) suivant le débit du compte du débiteur.

L’ensemble de ces codes rejets apparaîtront dans les messages retours camt054.

J-121 fin de la migration aux moyens de paiement SEPA : Serez-vous prêt ?

Sepa : le standard de paiement européen qui commence à affoler les PME

Christine Lejoux | 23/09/2013, 16:04

Les entreprises, et tout particulièrement les PME, n’ont plus que jusqu’au 1er février 2014 pour se conformer à Sepa, le nouveau standard européen en matière de virements et de prélèvements. Passé ce délai, les opérations réalisées au format national seront refusées par les banques, ce qui représentera un sérieux risque opérationnel pour les entreprises.

l n’y a pas le feu au lac, mais presque. Ce lundi 23 septembre, Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des finances, et Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, se sont fendus d’une conférence de presse commune sur le thème a priori peu glamour de l’espace unique de paiements en euros, Sepa (Single Euro Payments Area).

Les deux hommes ont lancé « un appel à la mobilisation générale » des entreprises, et plus particulièrement des PME, pour que celles-ci « procèdent aux investissements nécessaires au passage à Sepa. »

C’est qu’il y a urgence : le 1er février 2014, les entreprises et les administrations devront avoir adopté ce nouveau standard européen en matière de virements et de prélèvements, qui s’inscrit dans le prolongement du passage à l’euro.

Un risque pour l’activité des entreprises

Passé ce délai, les opérations encore effectuées dans les formats nationaux seront tout simplement refusées par les banques. D’où un véritable « risque opérationnel » pour les entreprises, a souligné Pierre Moscovici. En clair, les sociétés retardataires ne seraient plus en mesure de payer leurs salariés, leurs fournisseurs, pas plus qu’elles ne pourraient recevoir les paiements de leurs clients.

De la même façon, une semaine plus tôt, la Confédération générale des PME (CGPME) avait exhorté les entreprises à « ne pas louper cette échéance, afin de ne pas mettre leur activité en danger. » Un risque d’autant plus grand que les entreprises françaises réalisent encore la moitié de leurs virements au format national, a indiqué le ministre de l’Economie, précisant que « beaucoup reste à faire dans le cas des PME. » Une proportion qui grimpe à 97% dans le cas des prélèvements, a ajouté Christian Noyer.

Et les entreprises des autres pays européens ne sont guère plus avancées, selon le gouverneur de la Banque de France. Lors du conseil Ecofin du 14 mai, les ministres des finances de l’Union européenne avaient d’ailleurs « regretté que la migration vers Sepa soit loin d’être achevée », et avaient « invité tous les Etats membres à renforcer considérablement leurs actions de communication », en la matière.

Sepa : le standard de paiement européen qui commence à affoler les PME.

Les trésoreries deviennent meilleures qu’anticipé

Les trésoreries deviennent meilleures qu’anticipé d’après l’enquête de trésorerie AFTE / Coe-Rexecode, menée auprès des trésoriers des grandes entreprises.

Principaux résultats de l’enquête de septembre 2013 :

  • Les trésoreries d’exploitation sont devenues moins difficiles en septembre.
  • Le solde d’opinion sur l’évolution des trésoreries globales reste négatif.
  • La trésorerie globale apparaît meilleure qu’anticipé pour une majorité de trésoriers.
  • Amélioration significative des délais de paiement des clients.
  • Légère hausse du solde d’opinion sur les marges bancaires.
  • 29,8 % des trésoriers ont l’intention de mettre en place des lignes de précaution (seulement 21,1% dans le secteur des services aux entreprises).

Migration virement SEPA : une simple conversion ? Pas si sûr !

En effet comparé à la migration des prélèvements nationaux vers les prélèvements SEPA SSD, dont la charge de la gestion des mandats  incombe désormais au créancier, la migration  au virement SEPA SCT semble beaucoup plus aisée.

Et souvent  la migration des virements est perçue comme la simple la conversion d’un fichier cfonb au format texte avec RIB au format XML ISO20022 avec BIC + IBAN.

Analysons  maintenant les différences, les nouveautés.

Type de remise

Type de remise  virement domestique

  • Virement ordinaire
  • Virement de trésorerie
  • Virement réglementaire
  • Virement de salaire
  • Virement urgent

Type de remise SEPA

  • Virement SEPA
  • Virement SEPA de trésorerie
  • Virement SEPA de salaire

Ne pourra-t-on plus régler la TVA, l’IS,…par virement SEPA si le Virement SEPA règlementaire n’existe plus ? Ou faudra-t-il l’indiquer dans un autre champs comme le nouveau champ « Category  Purpose » que nous découvrirons par la suite.

 Modalité de débit de votre compte

Sur la remis SEPA il est possible de spécifie la modalité choisie

  • Un débit global pour la remise
  • Un débit pour chaque virement

Le choix de cette modalité était auparavant disponible  dans le service « virement ordinaire » du contrat Etebac/Ebics . Quand sera-t-il des conflits entre la modalité du contrat EBICS contracté et le tag indiqué dans la remise SEPA ?

Nature du paiement

La notion de nature du paiement (motif économique) est  déjà connue pour les transferts étrangers lorsque l’ordre de virement est donné par un résident vers un non-résident ou inversement et si le montant est supérieur au seuil de déclaration à la Balance des Paiements.

On retrouve désormais ce code « Code ”Category  Purpose”( Index : 2.12 / <XML Tag> : <CtgyPurp>  ) dans la remise SEPA dont voici la liste :

Source : Guide d’utilisation ISO 20022 du CustomerCreditTransferInitiation – V1.3 – 02/2009

Il existe un code complémentaire NNNN ayant pour définition Non identifié. Et c’est ce code qu’utilisent par défaut les logiciels qui transforme les fichiers Cfonb160 en  pain.001.001.03

Nous pouvons désormais percevoir que la migration vers le virement « SEPA » qu’une simple conversion et que ce format enrichi peut donc véhiculer plus d’informations que le le simple virement ordinaire Cfonb160.

J-148 fin de la migration aux moyens de paiement SEPA

Et vous, serez-vous prêt ?

Migration prélèvement SEPA SDD : quand les règles de séquencement changent.

Le séquencement de la représentation d’un SDD FIRST en cas de retour évolue.

En effet il est actuellement recommandé au créancier d’émettre systématiquement un premier prélèvement (first) après réception d’un Retour (Return) d’un 1er prélèvement SEPA (migré ou non). À compter du 1er février 2014, cette recommandation évoluera et se conformera à celle de l’EPC. La représentation s’effectuera sous forme d’un prélèvement SEPA récurrent.
(Source : Compléments à la brochure sur la migration du prélèvement national vers le prélèvement SEPA de mars 2013 – MOYENS DE PAIEMENT )
Ceci sera-t-il appliqué par l’ensemble des banques ? Peut-on, faut-il le mettre en place dès maintenant ? Les éditeurs de solutions de gestion des mandats et de prélèvements SDD sauront-ils faire une mise à jour de leurs logiciels en ce sens ?

Serez vous prêts ?