Comment GDF Suez s’est financé à tarifs réduits

Blos Avizo Logo LesechosfrTout juste installée dans son nouveau fauteuil de directeur financier du groupe français, Judith Hartmann a lancé une émission obligataire de 2,5 milliards d’euros, qui a su séduire les investisseurs.

Avant même son arrivée en bonne et due forme à la tête de la direction financière de GDF Suez, Judith Hartmann a dû mettre la main à la pâte. Nommée officiellement directeur financier du groupe français il y a tout juste deux semaines, elle est en réalité à la manoeuvre depuis le début du mois de février. « Cette période de transition m’a permis d’établir un premier contact avec les équipes et de me pencher sur plusieurs sujets, et notamment sur ce projet d’émission obligataire », explique-t-elle. 2,5 milliards d’euros répartis en quatre tranches avec des maturités comprises entre deux et vingt ans, rien qui ne pouvait effrayer cette ancienne argentière de la société allemande de médias Bertelsmann. « Si ce type de transactions ne m’était pas inconnu, rencontrer des taux aussi bas était, en revanche, une première pour moi », nuance-t-elle. Et pour cause, l’ensemble de l’opération affiche un coupon moyen de 0,75 % pour une maturité moyenne de 9,8 ans. Mais deux coupons surprennent encore plus le directeur financier que les autres : celui de 1,5 % pour la tranche de 500 millions d’euros à maturité mars 2035 et, surtout, celui de… 0 % pour la tranche de 500 millions d’euros à maturité mars 2017. « GDF Suez, qui mène une politique active de gestion de sa dette, n’avait jamais bénéficié de coupons aussi faibles pour ces maturités en euros », se félicite Judith Hartmann.

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Bercy organise une conférence avec pour thème « Trésorerie des entreprises »

Blog Avizo Trésorerie des entrepriseLa situation de la trésorerie de son entreprise est au cœur des préoccupations du chef d’entreprise.

De nombreux facteurs contribuent à la situation de la trésorerie d’une entreprise : les délais de paiement et leur respect par les donneurs d’ordre privés ou publics, les outils de gestion et de suivi de la trésorerie, le recours à la facturation électronique , les outils de financement et de couverture du bas de bilan ainsi que l’accompagnement et la montée en compétence des chefs d’entreprise. Travailler à l’amélioration de la trésorerie des entreprises nécessite de s’interroger sur chacun de ces facteurs.

C’est pourquoi Michel SAPIN, ministre des Finances et des Comptes publics et Emmanuel MACRON, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique ont souhaité consacrer une manifestation dédiée à ce sujet. Celle-ci s’adresse prioritairement aux entreprises, PME, ETI, grands groupes, banques, institutionnels, organismes financiers spécialisés et administrations.

Ces rencontres permettront aux différents acteurs concernés, publics et privés, d’échanger sur pistes de progrès envisageables en ces domaines. Le Gouvernement présentera à cette occasion un ensemble de mesures visant à améliorer la situation de la trésorerie des entreprises.

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Les conditions du financement des grandes entreprises et des ETI s’améliorent

Blog Avizo logo Coe-RexecodeSelon L’enquête AFTE/Coe-Rexecode de mars 2015, auprès des trésoriers des grandes entreprises françaises, les conditions du financement des grandes entreprises et des ETI paraissent s’améliorer de nouveau.

Une majorité croissante des trésoriers interrogés dans le cadre de notre enquête estiment que les marges sur les crédits bancaires sont en réduction et que la recherche de financements est plus aisée. Ce constat est aussi valable pour février après la nette révision à la hausse de ces deux indicateurs.

Les-conditions-du-financement-des-grandes-entreprises-et-des-ETI-s-ameliorent_indicateurQuestion : La marge payée sur vos crédits bancaires a-t-elle tendance à augmenter, rester stable ou diminuer ? Ecart entre le pourcentage de réponses « tendance à augmenter » et le pourcentage de réponses « tendance à baisser ».

 

Principaux résultats de l’enquête

  • La situation de la trésorerie d’exploitation est aisée selon une majorité de trésoriers de grandes entreprises et d’ETI.
  • Toutefois, la trésorerie globale (après investissements et financement) se dégraderait quelque peu depuis le début de l’année.
  • En ligne avec la remontée du cours du baril de pétrole en euros, l’influence des prix des matières premières sur les trésoreries redevient négative pour une (faible) majorité de trésoriers.
  • Les conditions de financement des entreprises s’améliorent : les marges sur les crédits se détendent et les recherches de financement sont aisées.
    Très peu de trésoriers anticipent de mettre en place des lignes de crédit de précaution

Les conditions du financement des grandes entreprises et des ETI s’améliorent

Il est possible de rentrer dans 80 % des applications de trésorerie

Blos Avizo Logo Lesechosfr L’associé responsable IT Risk Advisory chez Deloitte nous explique les risques de cyberattaques qui pèsent sur la trésorerie des entreprises.

Marc Ayadi : On a beaucoup entendu parler ces dernières années des fraudes « aux faux virements », ou des « fraudes au président », mais les cybercriminels ont aujourd’hui les moyens de déclencher de faux virements, puis d’en effacer la trace, à travers la prise en main – à distance – des applications de trésorerie. Difficile de savoir combien d’entreprises ont été touchées, d’abord parce qu’elles ne savent pas toujours qu’elles ont été attaquées, ensuite parce que, quand elles se sont rendues compte de la fraude, elles ne communiquent en général pas sur le sujet…Aujourd’hui, le risque d’attaque est réel pour les entreprises. Il est même croissant, car les systèmes informatiques sont de plus en plus ouverts et décloisonnés, offrant des possibilités de plus en plus importantes de fraudes internes ou externes. En théorie, les cybercriminels peuvent utiliser des « malwares », mais en réalité ils profitent souvent de vulnérabilités connues pour rentrer dans les systèmes et mettre en place des virements frauduleux.