En avril 2016, 30% des très petites entreprises déclarent faire face à des problèmes de trésorerie récurrents

Trésorie TPE blog AvizoChaque mois, Petite-Entreprise.net interroge les patrons de TPE/PME sur l’économie, l’actualité, la vie d’entrepreneur.

Si le dirigeant se tourne en priorité vers son banquier, il diversifie aussi son action pour pallier ce problème, particulièrement lié aux petites structures.

Si les chiffres concernant le nombre de défaillances des très petites entreprises sont encourageants (-9% au premier trimestre 2016*), ces dernières restent très fragiles, notamment en raison de leur niveau de trésorerie. Ainsi, 30% avouent devoir faire face à des problèmes réguliers de trésorerie (chiffre également constaté par l’Observatoire du Financement en 2014) et 56% sont actuellement en trésorerie négative. Quant aux montant liés à ces défauts de trésorerie, il peuvent aller jusqu’à plus de 10 000€ pour 24% des dirigeants interrogés.

Dans 68% des cas, le dirigeant suit lui-même l’évolution de sa trésorerie, et ce quotidiennement pour 63% des sondés. Si un problème survient, il s’adresse en priorité à son banquier (38%) avant de se tourner vers ses amis ou à sa famille (10%). Il peut également envisager un découvert bancaire (10%). Le crowdfunding ne s’applique que rarement à ce type de financement (1,5% des sondés l’utilise pour cela).

Blog Avizo trésorerie TPE mai 2016Vous pouvez également consulter le baromètre de mai 2016 en PDF en cliquant ici.

 

Les délais de paiement poursuivent leur baisse mais le solde du crédit interentreprises reste au plus haut

Blog Avizo Rapport de l'Observatoire des délais de paiementDeux mois après la reprise de ses travaux en décembre 2015, l’Observatoire des délais de paiement présente l’évolution récente des conditions de paiement des entreprises et des acteurs publics à partir de l’ensemble des informations disponibles à cette date. Ce rapport recense également les actions engagées par les pouvoirs publics afin de mieux faire respecter les dispositions de la loi de modernisation de l’économie (LME).

Les délais de paiement calculés à partir des données comptables ont poursuivi leur repli en 2014, mais en raison d’un décalage entre la baisse des délais fournisseurs et la baisse des délais clients, la charge financière supportée par les entreprises s’est alourdie sur les trois dernières années. La situation s’est particulièrement dégradée entre mi-mai 2014 et mi-mai 2015 selon les professionnels du risque clients et les résultats des enquêtes menées par les fédérations professionnelles.

Le ministère des Finances et des Comptes publics et la direction générale des Finances publiques (DGFiP) ont fait de la réduction des délais de paiement une priorité. Les actions entreprises se sont traduites par une forte baisse du délai global de paiement de l’État depuis 2006. En revanche du côté du secteur local, des efforts restent à réaliser pour un certain nombre de collectivités territoriales et d’établissements publics de santé.
L’année 2015 a également été marquée par de nouvelles mesures gouvernementales visant à lutter contre les retards de paiement, dont certaines reprennent des propositions formulées par l’Observatoire dans ses précédents rapports.

En 2016, la composition de l’Observatoire sera élargie, en vue de travailler plus spécifiquement sur les délais de paiement du secteur public, notamment des collectivités locales et des établissements publics de santé.

Télécharger le rapport

Les recherches de financement des grandes entreprises et ETI restent plutôt aisées

Selon L’enquête AFTE/Coe-Rexecode de janvier 2016, Une courte majorité de trésoriers d’entreprise relevait en décembre 2015 une hausse de la marge payée sur les crédits bancaires ; cette observation n’est pas confirmée par l’enquête de janvier. Dans la même ligne, les recherches de financement se seraient un peu détendues selon les trésoriers interrogés début janvier.

Les-recherches-de-financement-des-grandes-entreprises-et-ETI-restent-plutot-aisees_indicateurQuestion : Vos recherches de financements sont-elles faciles, normales ou difficiles ? Ecart entre le pourcentage de réponses « faciles » et le pourcentage de réponses « difficiles ».

 

 

Principaux résultats de l’enquête :

  • La situation de trésorerie des grandes entreprises est jugée aisée par les trésoriers.
  • La trésorerie globale s’est à nouveau améliorée au cours du mois écoulé et d’une manière un peu plus forte qu’anticipée.
  • Malgré le recul du prix du pétrole, les évolutions de prix des matières premières et du taux de change de l’euro/dollar auraient exercé peu d’influence sur la trésorerie des entreprises.
  • Les délais de paiement des clients comme des fournisseurs se tasseraient légèrement.
  • La légère tension sur les marges pratiquées sur les crédits bancaires relevée en décembre n’est pas confirmée dans l’enquête de janvier.
  • La proportion de trésoriers anticipant de mettre en place des nouvelles lignes de crédit de précaution se tasse légèrement.

En savoir plus, lire l’enquête

La marge payée sur les crédits bancaires est à la hausse pour la première fois depuis début 2014.

Selon L’enquête AFTE/Coe-Rexecode de décembre 2015, auprès des trésoriers des grandes entreprises françaises, pour la première fois depuis environ deux ans, une courte majorité de trésoriers d’entreprise relève une augmentation de la marge payée sur les crédits bancaires. Il est trop tôt pour parler d’inflexion mais ce point sera à surveiller attentivement à l’occasion de la parution des prochaines enquêtes.
La-marge-payee-sur-les-credits-bancaires-est-a-la-hausse-pour-la-premiere-fois-depuis-debut-2014_indicateur
Question : La marge payée sur vos crédits bancaires a-t-elle tendance à augmenter, rester stable ou diminuer ? Écart entre le pourcentage de réponses « tendance à augmenter » et le pourcentage de réponses « tendance à baisser ».
Principaux résultats de l’enquête :

La situation de trésorerie d’exploitation reste jugée aisée par une courte majorité de trésoriers.

  • La trésorerie globale continue de s’améliorer graduellement.
  • Les évolutions de prix des matières premières et du taux de change de l’euro/dollar ont exercé peu d’influence sur la trésorerie des entreprises.
  • Les délais de paiement des clients se tasseraient légèrement alors que ceux accordés aux fournisseurs ont interrompu leur hausse.
  • Les marges pratiquées sur les crédits bancaires se seraient un peu tendues et les recherches de financement seraient moins aisées.
  • Dans ce contexte, une proportion accrue de trésoriers anticiperaient de mettre en place des nouvelles lignes de crédit de précaution.

En savoir plus, lire l’enquête

Délais de paiement, la lèpre de l’économie qui ronge les entreprises les plus fragiles.

Propos tenus par Emmanuel Macron, Ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique lors l’allocution d’ouverture de l’édition 2015  de Financium DFCG, « Financiers d’entreprise : au diapason d’un monde qui change ».

Blog Avizo Emmanuel MacronLes 8 et 9 décembre 2015, 1300 dirigeants financiers ont tenu leur congrès annuel à l’initiative de la DFCG.
Au cœur de leurs échanges : les mutations économiques et technologiques qui impactent leurs entreprises et les conduisent à évoluer. Ouverts par Emmanuel Macron, les échanges ont permis à des économistes, des dirigeants d’entreprise et de nombreux directeurs financiers d’apporter leurs réponses à ce défi pour l’entreprise et pour la profession.

La situation de trésorerie d’exploitation est jugée plutôt aisée par les trésoriers des grandes entreprises et des ETI

Selon L’enquête AFTE/Coe-Rexecode de septembre 2015, auprès des trésoriers des grandes entreprises françaises, le solde des opinions des trésoriers sur la situation de la trésorerie d’exploitation se redresse sensiblement en septembre. Il rejoint un niveau inédit depuis cinq ans. L’évolution de la trésorerie globale est un peu moins favorable. Le recul des prix des matières premières a une influence positive sur les trésoreries.

La-situation-de-tresorerie-d-exploitation-est-jugee-plutot-aisee-par-les-tresoriers-des-grandes-entreprises-et-des-ETI_indicateurQuestion : Comment jugez-vous actuellement la situation de la trésorerie d’exploitation (flux) de votre entreprise : aisée, normale ou difficile ? Ecart entre le pourcentage de réponses « aisées » et le pourcentage de réponses « difficiles ».

 

Principaux résultats de l’enquête :

  • Le solde d’opinion des trésoriers sur la trésorerie d’exploitation se redresse sensiblement en septembre.
  • Pour autant, l’évolution de la trésorerie globale est un peu moins favorable.
  • Le recul des prix des matières premières influence positivement la trésorerie des grandes entreprises et des ETI.
  • Les délais de paiement des fournisseurs ont tendance à remonter depuis le début de l’année. Ceux accordés aux clients se stabilisent.
  • Les marges pratiquées sur les crédits bancaires se détendent et les recherches de financement sont aisées.
  • La proportion de trésoriers qui anticipent de mettre en place de nouvelles lignes de crédit de précaution recule.
  • Les dépôts à terme et la détention en cash demeurent les véhicules de placement privilégiés par les trésoriers.

En savoir plus, lire l’enquête

Délai de paiement règlements fournisseurs : 13,6 jours de retard en moyenne, la pire valeur depuis 10 ans.

clavier délai de paiementLes paiements des TPE se dégradent, ceux des PME-ETI s’assoupissent. Les retards de règlement sont encore nombreux dans l’administration de l’État tandis que les Collectivités Territoriales font mieux que le privé. Timide amélioration en Europe mais les paiements se tendent en Allemagne.

Selon une étude Altares, les comportements de paiement interentreprises se durcissent encore en France. Sous les 12 jours en début d’année 2014, le retard moyen de règlement des fournisseurs augmente d’une demi-journée chaque trimestre depuis un an pour atteindre désormais 13,6 jours, sa pire valeur depuis dix ans. Seulement 36,5 % des entreprises françaises payent toutes leurs factures à l’heure. De plus, 8 % décalent le règlement de plus de 30 jours ; elles étaient 6,2 % un an plus tôt et même sous les 6 % auparavant, notamment en période de crise.

En Europe, les comportements de paiement s’améliorent très légèrement mais à 14,6 jours de retard en moyenne et 9,7 % d’entreprises au-delà de trente jours, la situation demeure tendue.

  • Le Contexte Européen : La France championne d’Europe des petits retards, le leader Allemand s’essouffle.
  • Focus sur la France : L’Administration de l’État reste le mauvais élève mais les collectivités territoriales font mieux que le privé.
  • Focus chiffres : 36,5% de « bons payeurs » en France, contre 41% en Europe, 13,6 jours de retard de paiement en France

En savoir plus, lire l’enquête Comportements de paiement des entreprises en France et en Europe : 2ème trimestre 2015

BFR : une amélioration de façade

Blog Avizo Logo Lesechosfr Cecile Desjardins | Le 27/08/2015 à 06:30

Tendance > L’amélioration du BFR affichée par les entreprises européennes tient essentiellement à la baisse du prix du pétrole et à un allongement des délais fournisseurs.

Une bonne nouvelle peut en cacher une moins bonne. Côté positif : les besoins en fonds de roulement (BFR) se sont globalement améliorés entre 2013 et 2014, selon la dernière édition de l’étude annuelle d’EY « All tied up Working capital management » (1). Les entreprises américaines seraient ainsi parvenues à réduire leur « cash to cash » (qui donne une idée du BFR rapporté au chiffre d’affaires) : de quelque 3 % en moyenne. Et les entreprises européennes de 2 %. Toutefois, le cabinet d’audit et conseil précise bien vite qu’il ne faut pas s’arrêter à cette première analyse. L’amélioration des BFR en Europe tient avant tout à un accroissement des délais de paiement des fournisseurs (+ 3 %), dont l’effet est limité par un accroissement des crédits clients (+ 1 %) et des volumes de stocks (+ 1 %). De plus, les difficultés économiques de la zone ont clairement limité les besoins de financement des entreprises. Enfin, en Europe comme aux Etats-Unis, la forte chute des prix du pétrole et gaz sur l’année 2014 a aussi eu un effet important.

En savoir plus sur http://business.lesechos.fr/directions-financieres/financement-et-operations/gestion-de-tresorerie/

Le camt.086 permettra-t-il un meilleur contrôle de la bonne application des conditions bancaires négociées ?

Et ainsi renforcer les avantages mutuels d’une confiance renforcée, comme le conclut l’article de Jérôme Cavaliero, Head of Cash Management France, UniCredit CIB France.

Blog AVizo Logo tmiPricing of Banking Services: More Clarity Please

TMI | Issue 231

Cash & Liquidity Management

Y-a-t-il quelque chose de plus important que la confiance dans les relations entre une entreprise et ses banques ?

Il est de la responsabilité des banquiers d’apporter à leurs clients de la clarté dans tous les domaines tels que : les services qu’ils peuvent offrir, les délais de mise en œuvre … et évidemment les tarifs. Malheureusement, dans le domaine du cash management, ce n’est pas toujours le cas et cela doit changer. Trop de clients se plaignent de constater des coûts cachés alors même que les offres de départ semblaient claires et détaillées. Cette manœuvre des banques fausse notamment notre jugement lors des appels d’offres.

En effet, il y a de nombreux éléments qui sont plus ou moins cachés et qui représentent un coût pour les clients même si ce ne sont pas des coûts directs. Par exemple :

  • les frais sur transaction
  • frais d’enregistrement, de tenue de compte
  • les frais sur transaction,
  • frais d’enregistrement,
  • pourcentage du montant débité,
  • Floats,
  • dates de valeur,

Et plus encore.

En réalité, comment une entreprise étrangère pourrait avoir connaissance des coûts de traitement appliqués par les banques autrichiennes (Manipulationsgebühr) ou le float sur les paiements par TIP (Titre Interbancaire de Paiement) appliqué par les banques françaises ?

À un moment donné, les banques ont dû faire preuve d’imagination pour compenser certains services coûteux proposés aux clients à des tarifs compétitifsLe paiement par chèque est un parfait exemple de service extrêmement coûteux à traiter pour les banques mais peu cher pour le client. Les banques continuent à traiter le paiement par chèque du fait de la pression émise par les autorités locales à maintenir ce mode de paiement utilisé par le plus grand nombre d’entre nous.

Heureusement, la Directive sur les Services de Paiement a apporté un peu d’ordre, et quelques éléments cachés ont disparu (par exemple, la Commission de mouvement), ou ont été réglementées (par exemple, pas de float sur les virements SEPA entrants)
Une étape importante pour gagner en clarté est à l’initiative des banques. Initialement proposé aux États-Unis, ce service a traversé l’Atlantique il y a quelques années. Il vise à fournir aux clients un aperçu structuré, complet et comparable des frais bancaires. Grace à l’arrivée de l’ISO 20022 et l’utilisation de la syntaxe XML (en remplacement du TWIST BSB), les entreprises peuvent maintenant recevoir un fichier au format camt.086 qui offre un reporting détaillé des frais liés au cash management : informations détaillées des volumes et des coûts permettant un meilleur contrôle et une meilleure analyse. Ce format structuré permet d’automatiser le traitement de l’information.

En Europe, le camt.086 est apparu en Allemagne et se développe maintenant en France sous une nouvelle initiative soutenue par l’AFTE, l’Association française des trésoriers d’entreprise. Sans surprise, les banques qui ne sont pas encore équipées pour fournir ce service, regardent attentivement cette évolution.

La clarté conduit à la confiance et la confiance à de relations de long terme et des avantages mutuels.

Lire l’article : https://www.treasury-management.com

Amazon se lance dans le crédit aux PME en Europe

Blos Avizo Logo LesechosfrLe géant américain du commerce en ligne lance Amazon Lending au Royaume-Uni et vise la France. La firme prête à court terme à sa propre clientèle de PME après avoir analysé leurs ventes.

Vincent Collen / Correspondant à Londres |

Amazon banquier ? Après les Etats-Unis et le Japon, le numéro un mondial du commerce électronique a lancé mardi son service de prêts aux PME au Royaume-Uni. Avec Amazon Lending, la firme de Seattle vient concurrencer directement les banques, même s’il s’agit pour l’instant d’un marché de niche. Le géant américain envisage de lancer ce service dans sept autres pays d’ici à la fin de l’année, dont la France, l’Allemagne, l’Italie et la Chine, tout en précisant que rien n’est décidé pour le moment.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances