Il est possible de rentrer dans 80 % des applications de trésorerie

Blos Avizo Logo Lesechosfr L’associé responsable IT Risk Advisory chez Deloitte nous explique les risques de cyberattaques qui pèsent sur la trésorerie des entreprises.

Marc Ayadi : On a beaucoup entendu parler ces dernières années des fraudes « aux faux virements », ou des « fraudes au président », mais les cybercriminels ont aujourd’hui les moyens de déclencher de faux virements, puis d’en effacer la trace, à travers la prise en main – à distance – des applications de trésorerie. Difficile de savoir combien d’entreprises ont été touchées, d’abord parce qu’elles ne savent pas toujours qu’elles ont été attaquées, ensuite parce que, quand elles se sont rendues compte de la fraude, elles ne communiquent en général pas sur le sujet…Aujourd’hui, le risque d’attaque est réel pour les entreprises. Il est même croissant, car les systèmes informatiques sont de plus en plus ouverts et décloisonnés, offrant des possibilités de plus en plus importantes de fraudes internes ou externes. En théorie, les cybercriminels peuvent utiliser des « malwares », mais en réalité ils profitent souvent de vulnérabilités connues pour rentrer dans les systèmes et mettre en place des virements frauduleux.

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