Les recherches de financement des grandes entreprises et ETI restent plutôt aisées

Selon L’enquête AFTE/Coe-Rexecode de janvier 2016, Une courte majorité de trésoriers d’entreprise relevait en décembre 2015 une hausse de la marge payée sur les crédits bancaires ; cette observation n’est pas confirmée par l’enquête de janvier. Dans la même ligne, les recherches de financement se seraient un peu détendues selon les trésoriers interrogés début janvier.

Les-recherches-de-financement-des-grandes-entreprises-et-ETI-restent-plutot-aisees_indicateurQuestion : Vos recherches de financements sont-elles faciles, normales ou difficiles ? Ecart entre le pourcentage de réponses « faciles » et le pourcentage de réponses « difficiles ».

 

 

Principaux résultats de l’enquête :

  • La situation de trésorerie des grandes entreprises est jugée aisée par les trésoriers.
  • La trésorerie globale s’est à nouveau améliorée au cours du mois écoulé et d’une manière un peu plus forte qu’anticipée.
  • Malgré le recul du prix du pétrole, les évolutions de prix des matières premières et du taux de change de l’euro/dollar auraient exercé peu d’influence sur la trésorerie des entreprises.
  • Les délais de paiement des clients comme des fournisseurs se tasseraient légèrement.
  • La légère tension sur les marges pratiquées sur les crédits bancaires relevée en décembre n’est pas confirmée dans l’enquête de janvier.
  • La proportion de trésoriers anticipant de mettre en place des nouvelles lignes de crédit de précaution se tasse légèrement.

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La marge payée sur les crédits bancaires est à la hausse pour la première fois depuis début 2014.

Selon L’enquête AFTE/Coe-Rexecode de décembre 2015, auprès des trésoriers des grandes entreprises françaises, pour la première fois depuis environ deux ans, une courte majorité de trésoriers d’entreprise relève une augmentation de la marge payée sur les crédits bancaires. Il est trop tôt pour parler d’inflexion mais ce point sera à surveiller attentivement à l’occasion de la parution des prochaines enquêtes.
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Question : La marge payée sur vos crédits bancaires a-t-elle tendance à augmenter, rester stable ou diminuer ? Écart entre le pourcentage de réponses « tendance à augmenter » et le pourcentage de réponses « tendance à baisser ».
Principaux résultats de l’enquête :

La situation de trésorerie d’exploitation reste jugée aisée par une courte majorité de trésoriers.

  • La trésorerie globale continue de s’améliorer graduellement.
  • Les évolutions de prix des matières premières et du taux de change de l’euro/dollar ont exercé peu d’influence sur la trésorerie des entreprises.
  • Les délais de paiement des clients se tasseraient légèrement alors que ceux accordés aux fournisseurs ont interrompu leur hausse.
  • Les marges pratiquées sur les crédits bancaires se seraient un peu tendues et les recherches de financement seraient moins aisées.
  • Dans ce contexte, une proportion accrue de trésoriers anticiperaient de mettre en place des nouvelles lignes de crédit de précaution.

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Crédit : moins d’autocensure chez les PME

Logo LesEchos.frDirections financières > Edouard Lederer | Le 28/01/2015 à 01:00

C’est un débat récurrent qui agite les acteurs du financement des entreprises. Nombre de dirigeants de PME affirment restreindre leurs investissements et leurs demandes de financement pensant, à tort ou à raison, que la banque ne leur fera pas crédit. Ce phénomène d’autocensure paraît relativement élevé selon les mesures qui en sont faites, mais s’affiche toutefois en légère baisse, à en croire la dernière édition du baromètre KPMG-CGPME (sondage Ifop) publié mardi. Ainsi, un dirigeant de PME sur trois (33 %) affirme à fin janvier avoir restreint ses demandes de financement « en raison de difficultés d’accès au crédit », contre 35 % à fin septembre 2014 et 39 % en mars 2013. La jauge était même montée à 48 % en février 2009.

« Quantifier et analyser »

Selon le sondage, le phénomène toucherait particulièrement les entreprises de petite taille (de 10 à 19 salariés) et le secteur de l’industrie. En décembre dernier, c’est justement un avis du Conseil national de l’industrie (CNI) portant sur le financement de ce secteur qui avait remis le sujet sur le devant de la scène. Dans ses recommandations, le document appelait la Banque de France à mesurer ce phénomène « aujourd’hui insuffisamment quantifié et analysé », selon le texte.

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Le crédit client : premier enjeu du cash management

Depuis six mois, les entreprises françaises, et particulièrement les PME, sont confrontées à des tensions de trésorerie. Les carnets de commandes sont faibles, les marges diminuent, alors que les coûts de production restent les mêmes. Le 4e trimestre, traditionnellement tendu, le sera encore davantage cette année.

Ecrit par Yves Poinsot, Directeur Général Atradius France

Un Baromètre récent (*) des Pratiques de Paiement révèle que plus de la moitié des entreprises françaises interrogées ont davantage de difficultés à se faire payer qu’en 2011, principalement en raison de la détérioration de la trésorerie invoquée par 52 % de leurs clients. Les banques et les assureurs-crédit font le même constat, et rappellent que 20 % des dépôts de bilan sont dus à la défaillance d’un débiteur. Avec plus de 60 000 dépôts de bilan annoncés en 2012, les conséquences peuvent être catastrophiques, notamment en termes d’emploi.

Pour tenter de compenser les retards de paiement de leurs clients, les entreprises allongent les délais de règlement à leurs fournisseurs, usent du découvert bancaire ou de l’escompte. Car en France nombre d’entreprises, notamment les PME PMI, souffrent d’un manque de fonds propres, qui ne leur permet pas de faire face à des difficultés passagères. Pourtant la relance passera par les PME PMI créatrices d’emplois et de valeur. Selon l’Institut Montaigne, sur les 2,8 millions d’emplois créés au cours des 20 dernières années en France, 2,3 millions l’ont été par des PME et PMI.

Le cash est ainsi plus que jamais la priorité des entreprises avec comme enjeu majeur le crédit client. Au cours des deux décennies passées, les entreprises ont appris à gérer leur stock. Immobiliser du stock, c’est immobiliser de l’argent, et si elles travaillent en flux tendu, avec la notion de « juste à temps », c’est avant tout pour ménager leur trésorerie. C’est maintenant le poste client, leur principal actif, qui doit être géré avec la même rigueur pour générer du cash.

Vendre c’est bien, mais être payé dans les délais c’est essentiel ! Cette nécessité doit être prise en compte à tous les niveaux de l’entreprise. Un commercial qui prend des commandes sans se soucier de savoir si le client sera en mesure de payer, et dans les délais convenus, fait courir un risque à son entreprise. Il faut vendre, il faut aussi vérifier la solvabilité du client, négocier le paiement et prendre des garanties. (…)

Crédits de trésorerie : la Banque verte et les experts-comptables mettent en place un document-type

Les hommes du chiffre signent avec le Crédit Agricole une convention cadre visant à faciliter l’accès au crédit aux TPE et PME.

Le Conseil supérieur de l’ordre des experts-comptables (CSOEC) signe mardi avec le Crédit Agricole un accord visant à faciliter l’accès au crédit à moyen terme pour les TPE-PME. Avant la Banque verte, Banque Populaire fin 2011, LCL au printemps et le Groupe Crédit du Nord avant l’été se sont engagés auprès des hommes du chiffre dans une convention cadre. Un document type a été mis en place dans chaque banque pour l’obtention de crédit de trésorerie à moyen terme (3 à 7 ans) inférieurs à 25.000 euros (seuil du microcrédit européen professionnel).
« Le but est d’apporter plus de sécurité et d’anticipation pour financer les solutions existantes », explique Agnès Bricard, la présidente du CSOEC. Le champ d’application des accords est très large. L’entreprise pourra par exemple utiliser ce crédit pour financer des décalages de trésorerie, amortir un découvert structurel ou financer l’adaptation au poste lors du recrutement d’un salarié…
Concrètement, l’expert-comptable va examiner avec son client son besoin, puis remplir avec lui le dossier modélisé en ligne. Il va ensuite ajouter au document son avis sous forme d’une analyse prévisionnelle argumentée sur laquelle l’homme du chiffre engage son « assurance modérée » : il valide les hypothèses de travail de son client et apporte son expertise au business plan de l’entreprise.
Les dossiers modélisés sont différents selon les groupes bancaires : « le but est de parler le même langage que la banque pour aller plus vite », explique-t-on au CSOEC. En échange, la banque s’engage à répondre dans les quinze jours et à motiver un éventuel refus afin que l’expert-comptable puisse orienter l’entreprise vers des financements alternatifs ou travailler avec l’entrepreneur les « points faibles » de ses comptes.
« Cette procédure simplifiée et dématérialisée évite les inéluctables allers-retours nécessaires à l’obtention de pièces manquantes ou insuffisamment renseignées », vante le CSOEC qui vient d’adresser aux 19.000 experts-comptables de France une lettre type à destination de leurs clients les informant de la signature des conventions.

Par Valerie de Senneville – 24/09/2012 – Les Echos.fr 

La demande de crédit se contracte en France début 2012

03/05/2012

L’enquête de la Banque de France auprès des établissement de crédit et l’ enquête AFTE- Coe-Rexecode auprès des trésoriers des grandes entreprises indiquent que les conditions de crédit ont cessé de se durcir. La demande de crédit à néanmoins fortement reflué début 2012.

La demande de crédit se contracte en France début 2012.

Amorce d’un durcissement des conditions de crédit ?

17/02/2010

Dans la dernière enquête mensuelle AFTE/Coe-Rexecode réalisée début février 2010, les trésoriers des grandes entreprises présentes en France confirment un retour à la normalisation des trésoreries, observé d’ailleurs depuis novembre 2009. En ce qui concerne les conditions de financement, on note un coup arrêt à l’amélioration depuis octobre 2009.

Amorce d’un durcissement des conditions de crédit ?

France : l’accès au crédit est jugé difficile

16/09/2009

D’après la dernière enquête mensuelle AFTE/Coe-Rexecode réalisée début septembre, la situation des trésoreries continue d’être jugée de moins en moins difficile. De même, le solde d’opinion positif des trésoriers sur l’augmentation des marges prélevées par les banquiers sur les crédits accordés continue de refluer. Après un maximum de 59,5 début novembre 2008 au paroxysme de la crise financière, le solde a reculé progressivement pour revenir à 16,7 début septembre

France : l’accès au crédit est jugé difficile.

Les chiffres de la médiation du crédit : plus de 8.000 entreprises ont saisi le médiateur du crédit depuis fin 2008

Alexandre Amrhein pour LEntreprise.com, publié le 08/04/2009 

Le médiateur du crédit René Ricol a rendu son rapport le lundi 6 avril. Ce dispositif d’aide aux entreprises a été officiellement lancé en novembre 2008 par la Ministre des Finances Christine Lagarde. Son rôle consiste principalement à inciter les banques à prêter de l’argent aux entreprises. Il doit assister les entreprises dont le dossier de financement est en souffrance. Depuis son lancement, 600 millions d’euros ont été débloqués pour 3.228 sociétés. Selon le rapport, ces actions de médiation ont permis de sauver 68.365 emplois. Actuellement, 105 médiateurs sont répartis à travers la France.

Dans 72% des cas, le refus de crédit et la rupture de lignes de découvert ou de covenants bancaires (clause d’un contrat de prêt qui en cas de non-respect des objectifs peut entraîner le remboursement anticipé du prêt) motivent la saisine du médiateur. Les problèmes d’assurance-crédit ou d’affacturage constituent 8% des dossiers. Et 6% des plaignants font appel au médiateur concernant des besoins de financement en fonds propres. Si le médiateur n’est pas en mesure de concilier les deux parties, il essaye de trouver d’autres moyens de financement auprès d’autres acteurs. (…)