Délai de paiement règlements fournisseurs : 13,6 jours de retard en moyenne, la pire valeur depuis 10 ans.

clavier délai de paiementLes paiements des TPE se dégradent, ceux des PME-ETI s’assoupissent. Les retards de règlement sont encore nombreux dans l’administration de l’État tandis que les Collectivités Territoriales font mieux que le privé. Timide amélioration en Europe mais les paiements se tendent en Allemagne.

Selon une étude Altares, les comportements de paiement interentreprises se durcissent encore en France. Sous les 12 jours en début d’année 2014, le retard moyen de règlement des fournisseurs augmente d’une demi-journée chaque trimestre depuis un an pour atteindre désormais 13,6 jours, sa pire valeur depuis dix ans. Seulement 36,5 % des entreprises françaises payent toutes leurs factures à l’heure. De plus, 8 % décalent le règlement de plus de 30 jours ; elles étaient 6,2 % un an plus tôt et même sous les 6 % auparavant, notamment en période de crise.

En Europe, les comportements de paiement s’améliorent très légèrement mais à 14,6 jours de retard en moyenne et 9,7 % d’entreprises au-delà de trente jours, la situation demeure tendue.

  • Le Contexte Européen : La France championne d’Europe des petits retards, le leader Allemand s’essouffle.
  • Focus sur la France : L’Administration de l’État reste le mauvais élève mais les collectivités territoriales font mieux que le privé.
  • Focus chiffres : 36,5% de « bons payeurs » en France, contre 41% en Europe, 13,6 jours de retard de paiement en France

En savoir plus, lire l’enquête Comportements de paiement des entreprises en France et en Europe : 2ème trimestre 2015

Amazon se lance dans le crédit aux PME en Europe

Blos Avizo Logo LesechosfrLe géant américain du commerce en ligne lance Amazon Lending au Royaume-Uni et vise la France. La firme prête à court terme à sa propre clientèle de PME après avoir analysé leurs ventes.

Vincent Collen / Correspondant à Londres |

Amazon banquier ? Après les Etats-Unis et le Japon, le numéro un mondial du commerce électronique a lancé mardi son service de prêts aux PME au Royaume-Uni. Avec Amazon Lending, la firme de Seattle vient concurrencer directement les banques, même s’il s’agit pour l’instant d’un marché de niche. Le géant américain envisage de lancer ce service dans sept autres pays d’ici à la fin de l’année, dont la France, l’Allemagne, l’Italie et la Chine, tout en précisant que rien n’est décidé pour le moment.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances

Bercy organise une conférence avec pour thème « Trésorerie des entreprises »

Blog Avizo Trésorerie des entrepriseLa situation de la trésorerie de son entreprise est au cœur des préoccupations du chef d’entreprise.

De nombreux facteurs contribuent à la situation de la trésorerie d’une entreprise : les délais de paiement et leur respect par les donneurs d’ordre privés ou publics, les outils de gestion et de suivi de la trésorerie, le recours à la facturation électronique , les outils de financement et de couverture du bas de bilan ainsi que l’accompagnement et la montée en compétence des chefs d’entreprise. Travailler à l’amélioration de la trésorerie des entreprises nécessite de s’interroger sur chacun de ces facteurs.

C’est pourquoi Michel SAPIN, ministre des Finances et des Comptes publics et Emmanuel MACRON, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique ont souhaité consacrer une manifestation dédiée à ce sujet. Celle-ci s’adresse prioritairement aux entreprises, PME, ETI, grands groupes, banques, institutionnels, organismes financiers spécialisés et administrations.

Ces rencontres permettront aux différents acteurs concernés, publics et privés, d’échanger sur pistes de progrès envisageables en ces domaines. Le Gouvernement présentera à cette occasion un ensemble de mesures visant à améliorer la situation de la trésorerie des entreprises.

Lire Le dossier de presse

Crédit : moins d’autocensure chez les PME

Logo LesEchos.frDirections financières > Edouard Lederer | Le 28/01/2015 à 01:00

C’est un débat récurrent qui agite les acteurs du financement des entreprises. Nombre de dirigeants de PME affirment restreindre leurs investissements et leurs demandes de financement pensant, à tort ou à raison, que la banque ne leur fera pas crédit. Ce phénomène d’autocensure paraît relativement élevé selon les mesures qui en sont faites, mais s’affiche toutefois en légère baisse, à en croire la dernière édition du baromètre KPMG-CGPME (sondage Ifop) publié mardi. Ainsi, un dirigeant de PME sur trois (33 %) affirme à fin janvier avoir restreint ses demandes de financement « en raison de difficultés d’accès au crédit », contre 35 % à fin septembre 2014 et 39 % en mars 2013. La jauge était même montée à 48 % en février 2009.

« Quantifier et analyser »

Selon le sondage, le phénomène toucherait particulièrement les entreprises de petite taille (de 10 à 19 salariés) et le secteur de l’industrie. En décembre dernier, c’est justement un avis du Conseil national de l’industrie (CNI) portant sur le financement de ce secteur qui avait remis le sujet sur le devant de la scène. Dans ses recommandations, le document appelait la Banque de France à mesurer ce phénomène « aujourd’hui insuffisamment quantifié et analysé », selon le texte.

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Légère amélioration de l’accès au financement bancaire pour les PME

Blog Avizo logo Banque de FranceC’est ce qui ressort de la dernière enquête trimestrielle Banque de France auprès des entreprises sur leur accès au crédit.

La Banque de France mène une enquête trimestrielle auprès des entreprises de l’industrie, des services et du bâtiment sur leur accès au financement bancaire. . Reposant sur un échantillon de 3 500 PME et 400 ETI, cette enquête permet de connaître la perception des chefs d’entreprise sur leurs demandes, sur les réponses obtenues et sur les conditions d’accès au crédit.

Dans le cadre d’un partenariat, la Fédération des Centres de Gestion Agréés (FCGA) et la Banque de France ont mené une enquête auprès de 1 700 TPE, intégrant 5 questions communes sur l’accès au crédit des TPE au cours du premier trimestre 2014.
Au premier trimestre 2014, l’accès des PME au financement bancaire s’améliore légèrement. Celui des TPE, mesuré pour la première fois, se situe à un moindre niveau.

Blog Avizo Statistiques enquête trimestrielleEnquête trimestrielle auprès des entreprises sur leur accès au crédit en France 1er  trimestre 2014

 

Financement en dette des PME ETI : Nouvelles Recommandations

  • Accélérer les Développements de la Titrisation et des Placements Privés
  • Développer l’Analyse Crédit

Paris EUROPLACE a publié le 11 mars un rapport sur le financement en dette des PME/ETI en France, destiné à alimenter les travaux du « Comité Place Financière de Paris 2020 ». Ce rapport est produit par la Commission Financement des PME/ETI, animée par Olivier CASANOVA, Directeur financier de Tereos, au sein du Collège Entreprises de Paris EUROPLACE, présidé par Bruno Lafont, Président Directeur Général de Lafarge.

Olivier CASANOVA souligne que « le financement en dette est une préoccupation quotidienne des PME/ETI françaises. Actuellement, en France, le flux de financement est d’environ 100 milliards d’euros en dette pour 10 milliards d’euros en fonds propres. »

Les financements bancaires sont et resteront la pierre angulaire du financement des PME/ETI en France. Durant la crise financière les banques françaises ont maintenu leurs financements dans des conditions de coûts et de volumes très compétitifs. En parallèle, des sources de financements complémentaires se développent, offrant notamment des maturités plus longues. Dans le même temps, les investisseurs institutionnels, qui sont à la recherche de rendements, compte tenu d’un environnement général de taux bas, souhaitent diversifier leurs investissements et se tournent vers le financement direct de l’économie.

Dans ce contexte, la cartographie des modes de financement complémentaire est en phase de recomposition en France. Le marché des placements privés, notamment, progresse rapidement avec 7 milliards d’euros levés en 2012 et 2013. En Europe il devrait représenter d’ici 3-4 ans près de 60 milliards d’euros, dont 25% pour la France, contre 14% en 2013. Le marché des émissions obligataires se développe également, ainsi que les financements participatifs (crowdfunding). L’objectif doit être d’offrir de nouvelles sources de financements aux PME/ETI, qui viendraient compléter le financement bancaire et favoriser une diversité d’options de financement, pour répondre au mieux à la pluralité des besoins, des tailles et des natures de PME/ETI emprunteuses. Il s’agit d’un enjeu majeur pour la Place de Paris pour attirer les émetteurs PME/ETI, et les investisseurs européens et internationaux.

Paris EUROPLACE, 11-03-2014 Communiqué de Presse

Migration SEPA à la traine, trois ministres à la rescousse

Ce n’est pas moins que trois ministres : Pierre MOSCOVICI, ministre de l’Economie et des Finances, Sylvia PINEL, ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme, et Fleur PELLERIN, ministère déléguée au PME, à l’Innovation et à l’Economie numérique qui publient un communiqué de presse commun pour appeler  à la mobilisation en vue du passage au système de paiement européen « SEPA » au 1er  février 2014.

Cette communication fait suite à celle déjà effectuée le 23 septembre 2013 par Pierre MOSCOVICI et Christian NOYER, gouverneur de la Banque de France.

A ce jour, seuls 66,7 % des virements échangés sur le système de paiement de détail français étaient conformes au format SEPA. Et les prélèvements SEPA ne représentent encore que 13,5 % des volumes totaux de prélèvements échangés.

Pour réussir ce passage, les entreprises, artisans, commerçants, collectivités, associations, administrations, banques et organisations professionnelles doivent prendre toutes les dispositions nécessaires pour se mettre en conformité avec la nouvelle réglementation européenne.

Les entreprises devront veiller à adapter leurs systèmes d’information. Les banques et les autres prestataires de services de paiement, avec le soutien de leurs associations professionnelles, doivent continuer très activement à accompagner les entreprises pour faciliter leur migration, notamment les PME et TPE.

Communiqué de presse

Les PME, plus que jamais en quête de financements

FINANCEMENT
Les PME, plus que jamais en quête de financements
Par Cécile Desjardins, journaliste | 15/10/2013

Sept patrons sur 10 ont des besoins de financement d’exploitation, avant tout pour le remplacement ou l’entretien. Ils sont autant à avoir constaté un durcissement de leurs conditions de crédit par les banques.

91 % des dirigeants éprouvent des difficultés financières

La reprise n’est toujours pas là. Et à force de l’attendre, la situation financière des PME se tend de plus en plus. C’est le constat du dernier baromètre KPMG pour la CGPME (*) sur le financement et l’accès au crédit des PME. Ainsi, aujourd’hui seuls 9 % des dirigeants de PME déclarent n’affronter aucune difficulté financière. Pourquoi ? La baisse du chiffre d’affaires est le problème le plus fréquemment rencontré (54 % ), mais sont venues s’ajouter au cours de l’été des hausses sur les coûts ou les prix des fournisseurs (51 %, en croissance de 6 points). Aujourd’hui, 36 % des patrons de PME se disent concernés par des difficultés de trésorerie ou de financement. En croissance de 11 points, ce taux est le plus important constaté depuis 2009.

7 patrons sur 10 ont besoin de financement

Concrètement, (et pour la première fois depuis le lancement du baromètre en 2009), sept patrons sur dix (70 %, +5 points) font aujourd’hui état d’au moins un besoin de financement. 48 % des dirigeants de PME ont des besoins de financement pour l’exploitation de leur activité (trésorerie, escomptes) : en croissance de 10 points depuis mars dernier, c’est la proportion la plus forte enregistrée en 5 ans (à comparer à 34 % en février 2009). Ensuite, 37 % des dirigeants de PME indiquent avoir des besoins de financement pour des investissements (en croissance de 5 points depuis mai 2013) : il s’agit à 70 % de besoins pour le remplacement ou l’entretien de leur exploitation, même si les besoins de crédits pour des acquisitions de développement (27 %, +4 points) augmentent. Les besoins de crédits pour des investissements d’équipement (32 % ) et ceux pour des investissements d’innovation (14 % ) connaissent une baisse.

Les PME, plus que jamais en quête de financements

Sepa : le standard de paiement européen qui commence à affoler les PME

Christine Lejoux | 23/09/2013, 16:04

Les entreprises, et tout particulièrement les PME, n’ont plus que jusqu’au 1er février 2014 pour se conformer à Sepa, le nouveau standard européen en matière de virements et de prélèvements. Passé ce délai, les opérations réalisées au format national seront refusées par les banques, ce qui représentera un sérieux risque opérationnel pour les entreprises.

l n’y a pas le feu au lac, mais presque. Ce lundi 23 septembre, Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des finances, et Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, se sont fendus d’une conférence de presse commune sur le thème a priori peu glamour de l’espace unique de paiements en euros, Sepa (Single Euro Payments Area).

Les deux hommes ont lancé « un appel à la mobilisation générale » des entreprises, et plus particulièrement des PME, pour que celles-ci « procèdent aux investissements nécessaires au passage à Sepa. »

C’est qu’il y a urgence : le 1er février 2014, les entreprises et les administrations devront avoir adopté ce nouveau standard européen en matière de virements et de prélèvements, qui s’inscrit dans le prolongement du passage à l’euro.

Un risque pour l’activité des entreprises

Passé ce délai, les opérations encore effectuées dans les formats nationaux seront tout simplement refusées par les banques. D’où un véritable « risque opérationnel » pour les entreprises, a souligné Pierre Moscovici. En clair, les sociétés retardataires ne seraient plus en mesure de payer leurs salariés, leurs fournisseurs, pas plus qu’elles ne pourraient recevoir les paiements de leurs clients.

De la même façon, une semaine plus tôt, la Confédération générale des PME (CGPME) avait exhorté les entreprises à « ne pas louper cette échéance, afin de ne pas mettre leur activité en danger. » Un risque d’autant plus grand que les entreprises françaises réalisent encore la moitié de leurs virements au format national, a indiqué le ministre de l’Economie, précisant que « beaucoup reste à faire dans le cas des PME. » Une proportion qui grimpe à 97% dans le cas des prélèvements, a ajouté Christian Noyer.

Et les entreprises des autres pays européens ne sont guère plus avancées, selon le gouverneur de la Banque de France. Lors du conseil Ecofin du 14 mai, les ministres des finances de l’Union européenne avaient d’ailleurs « regretté que la migration vers Sepa soit loin d’être achevée », et avaient « invité tous les Etats membres à renforcer considérablement leurs actions de communication », en la matière.

Sepa : le standard de paiement européen qui commence à affoler les PME.

86 % des PME n’ont pas encore initié leur migration SEPA

Par Cécile Desjardins, journaliste | 05/08/2013

Une enquête de BDO confirme que rares sont les PME et ETI qui ont entamé leur migration vers le nouveau système européen des paiements. Et l’inconscience générale face au sujet.

Plus que six mois ! Au 1er février 2014, les entreprises devront migrer leurs moyens de paiement à la nouvelle norme SEPA (Single Euro Payment Area ou espace unique européen des paiements), sous peine de voir rejetés leurs virements et prélèvements aux formats nationaux. Pourtant, seule une faible part des responsables français semblent avoir pris la mesure de cette évolution technologique. Une étude réalisée par le cabinet d’audit et conseil BDO, auprès de 200 directions comptables et financières, d’entreprises essentiellement de taille modeste (*) révèle ainsi qu’en avril dernier, 86 % de ces sociétés n’avaient pas encore débuté leur projet de migration, se considérant d’ores et déjà « en retard ».

86 % des PME nont pas encore initié leur migration SEPA.