Michelin se fait dérober 1,6 M€ par des escrocs aux faux ordres de virement

 Stéphane Sellami | Publié le 03.11.2014, 18h24 | Mise à jour : 18h45

Le procédé est archi-connu mais il continue à faire bon nombre de victimes… La firme Michelin vient de tomber dans le piège tendu par des escrocs, particulièrement aguerris et passés maître dans l’art du détournement de fonds.

La direction de l’entreprise, dont le siège est situé à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), a déposé plainte à la fin du mois d’octobre après avoir été informée par un de ses fournisseurs du non-règlement de plusieurs factures.

Après une rapide vérification, la direction de Michelin s’est rendue compte que les références du compte bancaire de ce fournisseur avaient été modifiées à la fin du mois de septembre.

«Il s’est avéré qu’un comptable du groupe Michelin a reçu un appel puis plusieurs mails du soi-disant directeur financier de ce fournisseur, relate une source proche de l’affaire. Ce prétendu directeur financier a alors indiqué qu’il fallait désormais effectuer les différents réglements des prestations de sa société sur un compte d’une banque située en République tchèque. Cet homme connaissait parfaitement la procédure à suivre et la personne à contacter au sein du groupe Michelin pour pouvoir réaliser cette modification en toute discrétion».

Selon nos informations, près de 1,6 M€ ont ainsi été versés par Michelin sur ce compte ouvert par de mystérieux escrocs…

Michelin se fait dérober 1,6 M€ par des escrocs aux faux ordres de virement

L’arnaque au faux président, même pour la société du vrai frère du vrai ex président ! Nul n’est épargné.

L’escroquerie «au président» fait des ravages en entreprises.

La société de Guillaume Sarkozy, dont l’adresse mail a été usurpée, a failli être dupée par cette « arnaque » hors norme.

À la fois sophistiquée dans son architecture et d’un culot perforant dans sa mise en œuvre, la supercherie a pris des dimensions telles qu’elle relègue les traditionnels aigrefins et autres escrocs en col blanc dans les oubliettes du banditisme.

Classée par la police au registre des faux ordres de virement internationaux (Fovi), l’«escroquerie au président» a failli trouver une proie de choix avec le groupe d’assurances Malakoff-Médéric. À la veille du 15 août dernier, l’adresse électronique professionnelle de son délégué général, Guillaume Sarkozy, frère de l’ancien président de la République, a été usurpée par un mystérieux inconnu qui a tenté d’ordonner de débloquer des fonds au motif d’une «OPA secrète». Un cadre scrupuleux du service gestion, intrigué par cette requête inhabituelle, a déjoué le stratagème en vérifiant l’origine du message avant de déposer plainte.

L’escroquerie «au président» fait des ravages en entreprises

 

Prévenir les escroqueries aux ordres de virements internationaux dans les entreprises

Blog Avizo logo FBF La Fédération Bancaire Française (FBF), avec la Direction centrale de la Police Judiciaire, souhaite attirer l’attention des entreprises sur la vigilance nécessaire dans le cadre de leurs opérations de virements, notamment à l’international. Une courte vidéo (4 mn) reprend les interviews de deux spécialistes : Jean-Marc SOUVIRA, Chef de l’Office central de la répression de la grande délinquance financière à la Police Judiciaire, et Willy DUBOST, Directeur systèmes et moyens de paiement FBF.

Fraude au président, même KPMG ! Les cordonniers ne sont-ils pas toujours les plus mal chaussés ?

2014-07-04_11h10_53Fraude au président : KPMG : Les dessous d’une escroquerie de 7,6 millions d’euros

Denis Lafay   |  26/06/2014, 7:25  –  1696  mots

7,6 millions d’euros : c’est le montant de l’escroquerie record dont KPMG SA a été victime en 2012. Cette fraude, dite « au Président », résulte de méthodes et d’outils technologiques extrêmement sophistiqués. Elle engage aussi une chaine de responsabilités, qui interroge le contrôle interne d’un groupe lui-même chargé de le mettre en œuvre chez ses clients. Récit d’une incroyable arnaque.

L’affaire démarre en mai 2012. B.M*, comptable à la direction Rhône-Alpes de KPMG en charge des règlements fournisseurs, reçoit un appel téléphonique d’un interlocuteur se présentant sous l’identité de Jean-Luc Decornoy, le président du directoire de KPMG SA. Il la somme, sous le sceau de l’absolue confidentialité et après s’être inquiété de quelques soucis personnels qu’elle avait… réellement éprouvés – la mettant ainsi en confiance -, de procéder à un virement de 252 848 € nécessaire à l’accomplissement d’une étude de consulting « qui doit demeurer totalement secrète ». Elle insiste sur le caractère inapproprié de la demande, mais devant la persistance de son « grand patron » doit céder.

KPMG : Les dessous d’une escroquerie de 7,6 millions d’euros

 

Fraude au président enregistrement téléphonique d’un escroc en plein travail

Blog Avizo Logo Europe 1Fraude au président, en trois ans, 250 millions d’euros se seraient ainsi envolés. C’est-ce qu’indique Europe 1 qui décrypte cette escroquerie qui cible les grands groupes français.

DOCUMENT EUROPE 1 – Les escrocs opèrent au culot, en se montrant très persuasifs, comme le montre cet enregistrement qu’Europe 1 s’est procuré :

DOCUMENT – Arnaque aux faux virements : comment des entreprises perdent des millions

Alerte aux escroqueries SEPA

Entreprise : Si une banque vous appelle pour tester un virement SEPA méfiance !

Banque : Si une entreprise vous appelle pour tester un prélèvement SEPA : normal, il ne lui reste plus que 22 J 12 H et 18 minutes…

 » Ce « flash » de l’ingérence économique relate un fait dont une entreprise française a récemment été victime. Ayant vocation à illustrer la diversité des comportements offensifs susceptibles de viser les sociétés, il est mis à votre disposition pour vous accompagner dans la diffusion d’une culture de sécurité au sein de votre entreprise. »

DCRI _Flash_n7_-_decembre_2013

Alerte rouge : MESSAGE DU MINISTERE DE L´ECONOMIE ET DES FINANCES AUX ENTREPRISES

Ceci est un message du ministère de l’économie et des finances aux entreprises

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De : « Direction-generale-des-finances-publiques » <ne-pas-repondre@dgfip.finances.gouv.fr>
Date : 19 déc. 2013 20:23
Objet : MESSAGE DU MINISTERE DE L´ECONOMIE ET DES FINANCES AUX ENTREPRISES
À : <…@avizo.tm.fr>
Cc :
MESSAGE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES AUX ENTREPRISES :
Après le passage aux pièces et billets en euros (2002), l’Europe franchit une nouvelle étape décisive en se dotant d’un espace unique de paiement en euro. Ceci implique que l’ensemble des prélèvements et virements effectués en Europe respectent de nouvelles normes dites SEPA (Single Euro Payments Area).

La date butoir de remplacement des prélèvements et virements français par les prélèvements et virements SEPA est fixée au 1er février 2014 par le droit européen.
A partir de cette date, dans les 33 pays européens de la zone SEPA, tous les virements et prélèvements devront être effectués selon ces normes SEPA, qu’il s’agisse de paiements nationaux (virement au profit d’un de vos fournisseurs français ou prélèvement sur le compte d’un de vos clients français, par exemple) ou transfrontaliers.

Si vos logiciels n’ont pas été adaptés d’ici là pour émettre des fichiers de virements et de prélèvements SEPA, ceux-ci ne pourront plus être traités par votre banque, ni celle de vos fournisseurs et clients. Dans cette hypothèse, votre entreprise verrait ses paiements bloqués (trésorerie, salaires, paiements fournisseurs, encaissements clients).
Si ce n’est pas déjà fait, il vous est conseillé de contacter rapidement :

  1. votre fournisseur de logiciel et/ou votre expert comptable (ou Centre de gestion agréé) pour vérifier la compatibilité de vos outils de gestion (référentiel client, logiciel de gestion, logiciel de paie…) avec les virements et prélèvements SEPA ;
  2. votre banque pour convenir du format de vos échanges informatiques avec elle (fichiers de virements et de prélèvements issus de vos logiciels). L’émission de prélèvement SEPA s’effectue selon des conditions préalablement convenues avec votre banque. Si vous émettez déjà des prélèvements nationaux, une mise à jour de votre contrat avec votre banque peut être requise. Votre banque se chargera de demander futurs ordres de prélèvement SEPA. Elle pourra aussi vous informer sur les modalités nouvelles de gestion des prélèvements SEPA.

Attention appelée : cette substitution est sans incidence sur le télérèglement de vos impôts professionnels : elle concerne uniquement l’émission de vos virements ou prélèvements dans le cadre de vos relations avec votre banque, vos fournisseurs ou vos clients. Vous n’avez aucune démarche nouvelle à effectuer pour télérégler vos impôts professionnels dont les modalités demeurent inchangées.

Pour en savoir plus, consultez les documents suivants en ligne sur internet :

> Site urgence-sepa de la banque de France
> Réussir votre migration à SEPA : Mode d’emploi à destination des entreprises (site de la Banque de France)
> SEPA est une obligation : comment préparer votre migration ? (Site du comité national SEPA)
> Site www.banques-sepa.fr

Migration SEPA à la traine, trois ministres à la rescousse

Ce n’est pas moins que trois ministres : Pierre MOSCOVICI, ministre de l’Economie et des Finances, Sylvia PINEL, ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme, et Fleur PELLERIN, ministère déléguée au PME, à l’Innovation et à l’Economie numérique qui publient un communiqué de presse commun pour appeler  à la mobilisation en vue du passage au système de paiement européen « SEPA » au 1er  février 2014.

Cette communication fait suite à celle déjà effectuée le 23 septembre 2013 par Pierre MOSCOVICI et Christian NOYER, gouverneur de la Banque de France.

A ce jour, seuls 66,7 % des virements échangés sur le système de paiement de détail français étaient conformes au format SEPA. Et les prélèvements SEPA ne représentent encore que 13,5 % des volumes totaux de prélèvements échangés.

Pour réussir ce passage, les entreprises, artisans, commerçants, collectivités, associations, administrations, banques et organisations professionnelles doivent prendre toutes les dispositions nécessaires pour se mettre en conformité avec la nouvelle réglementation européenne.

Les entreprises devront veiller à adapter leurs systèmes d’information. Les banques et les autres prestataires de services de paiement, avec le soutien de leurs associations professionnelles, doivent continuer très activement à accompagner les entreprises pour faciliter leur migration, notamment les PME et TPE.

Communiqué de presse

Sepa : le standard de paiement européen qui commence à affoler les PME

Christine Lejoux | 23/09/2013, 16:04

Les entreprises, et tout particulièrement les PME, n’ont plus que jusqu’au 1er février 2014 pour se conformer à Sepa, le nouveau standard européen en matière de virements et de prélèvements. Passé ce délai, les opérations réalisées au format national seront refusées par les banques, ce qui représentera un sérieux risque opérationnel pour les entreprises.

l n’y a pas le feu au lac, mais presque. Ce lundi 23 septembre, Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des finances, et Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, se sont fendus d’une conférence de presse commune sur le thème a priori peu glamour de l’espace unique de paiements en euros, Sepa (Single Euro Payments Area).

Les deux hommes ont lancé « un appel à la mobilisation générale » des entreprises, et plus particulièrement des PME, pour que celles-ci « procèdent aux investissements nécessaires au passage à Sepa. »

C’est qu’il y a urgence : le 1er février 2014, les entreprises et les administrations devront avoir adopté ce nouveau standard européen en matière de virements et de prélèvements, qui s’inscrit dans le prolongement du passage à l’euro.

Un risque pour l’activité des entreprises

Passé ce délai, les opérations encore effectuées dans les formats nationaux seront tout simplement refusées par les banques. D’où un véritable « risque opérationnel » pour les entreprises, a souligné Pierre Moscovici. En clair, les sociétés retardataires ne seraient plus en mesure de payer leurs salariés, leurs fournisseurs, pas plus qu’elles ne pourraient recevoir les paiements de leurs clients.

De la même façon, une semaine plus tôt, la Confédération générale des PME (CGPME) avait exhorté les entreprises à « ne pas louper cette échéance, afin de ne pas mettre leur activité en danger. » Un risque d’autant plus grand que les entreprises françaises réalisent encore la moitié de leurs virements au format national, a indiqué le ministre de l’Economie, précisant que « beaucoup reste à faire dans le cas des PME. » Une proportion qui grimpe à 97% dans le cas des prélèvements, a ajouté Christian Noyer.

Et les entreprises des autres pays européens ne sont guère plus avancées, selon le gouverneur de la Banque de France. Lors du conseil Ecofin du 14 mai, les ministres des finances de l’Union européenne avaient d’ailleurs « regretté que la migration vers Sepa soit loin d’être achevée », et avaient « invité tous les Etats membres à renforcer considérablement leurs actions de communication », en la matière.

Sepa : le standard de paiement européen qui commence à affoler les PME.

Fin de la migration aux moyens de paiements SEPA, J-365, dans un an serez-vous prêts ?

Conformément au règlement européen N° 260/2012, les nouveaux instruments de paiement européens remplaceront définitivement leurs équivalents nationaux au plus tard le 1er février 2014. Et c’est parce que ce règlement a été adopté par le Parlement européen et le Conseil le 14 mars 2012, qu’il ne pourra y avoir de prolongation en France.

Pensez le contraire, c’est prendre le risque de ne plus pouvoir transmettre de fichiers de virements domestiques fournisseurs, mais aussi de salaires ! Faudra-t-il repasser aux chèques…Mais plus grave encore, plus de possibilité d’encaisser les ventes faites par prélèvements domestiques…En ces temps de tension accrue sur la trésorerie, n’est-ce pas un risque inconsidéré ?

Parce qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire, il faut des maintenant initier sa migration. D’autant plus que les banques s’attendent à une migration en masse pour 2013, ce qui impliquera moins de disponibilités de la part de vos interlocuteurs bancaires, mais aussi des éditeurs, des intégrateurs de solutions de gestion. Se faire accompagner par des consultants compétents, sera d’autant plus difficile.

Ne négligeons pas les bénéfices que pourront obtenir les sociétés du passage au SEPA :

  • Bénéficier de réductions sur les coûts les transferts étrangers européens, les virements SEPA étant tarifés au même prix que celui des virements domestiques, quel que soit le montant de l’opération.
  • Négocier des tarifs bancaires à la baisse grâce à une concurrence accrue entre les banques européennes.
  • Véhiculer davantage d’informations pour faciliter les opérations de rapprochements bancaires.
  • Accélérer les règlements, avec les délais de paiement raccourcis et des procédures de traitement simplifiées, améliorera la trésorerie des entreprises.

Migration aux moyens de paiements, SEPA trop tard mais c’est maintenant !