Le camt.086 permettra-t-il un meilleur contrôle de la bonne application des conditions bancaires négociées ?

Et ainsi renforcer les avantages mutuels d’une confiance renforcée, comme le conclut l’article de Jérôme Cavaliero, Head of Cash Management France, UniCredit CIB France.

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TMI | Issue 231

Cash & Liquidity Management

Y-a-t-il quelque chose de plus important que la confiance dans les relations entre une entreprise et ses banques ?

Il est de la responsabilité des banquiers d’apporter à leurs clients de la clarté dans tous les domaines tels que : les services qu’ils peuvent offrir, les délais de mise en œuvre … et évidemment les tarifs. Malheureusement, dans le domaine du cash management, ce n’est pas toujours le cas et cela doit changer. Trop de clients se plaignent de constater des coûts cachés alors même que les offres de départ semblaient claires et détaillées. Cette manœuvre des banques fausse notamment notre jugement lors des appels d’offres.

En effet, il y a de nombreux éléments qui sont plus ou moins cachés et qui représentent un coût pour les clients même si ce ne sont pas des coûts directs. Par exemple :

  • les frais sur transaction
  • frais d’enregistrement, de tenue de compte
  • les frais sur transaction,
  • frais d’enregistrement,
  • pourcentage du montant débité,
  • Floats,
  • dates de valeur,

Et plus encore.

En réalité, comment une entreprise étrangère pourrait avoir connaissance des coûts de traitement appliqués par les banques autrichiennes (Manipulationsgebühr) ou le float sur les paiements par TIP (Titre Interbancaire de Paiement) appliqué par les banques françaises ?

À un moment donné, les banques ont dû faire preuve d’imagination pour compenser certains services coûteux proposés aux clients à des tarifs compétitifsLe paiement par chèque est un parfait exemple de service extrêmement coûteux à traiter pour les banques mais peu cher pour le client. Les banques continuent à traiter le paiement par chèque du fait de la pression émise par les autorités locales à maintenir ce mode de paiement utilisé par le plus grand nombre d’entre nous.

Heureusement, la Directive sur les Services de Paiement a apporté un peu d’ordre, et quelques éléments cachés ont disparu (par exemple, la Commission de mouvement), ou ont été réglementées (par exemple, pas de float sur les virements SEPA entrants)
Une étape importante pour gagner en clarté est à l’initiative des banques. Initialement proposé aux États-Unis, ce service a traversé l’Atlantique il y a quelques années. Il vise à fournir aux clients un aperçu structuré, complet et comparable des frais bancaires. Grace à l’arrivée de l’ISO 20022 et l’utilisation de la syntaxe XML (en remplacement du TWIST BSB), les entreprises peuvent maintenant recevoir un fichier au format camt.086 qui offre un reporting détaillé des frais liés au cash management : informations détaillées des volumes et des coûts permettant un meilleur contrôle et une meilleure analyse. Ce format structuré permet d’automatiser le traitement de l’information.

En Europe, le camt.086 est apparu en Allemagne et se développe maintenant en France sous une nouvelle initiative soutenue par l’AFTE, l’Association française des trésoriers d’entreprise. Sans surprise, les banques qui ne sont pas encore équipées pour fournir ce service, regardent attentivement cette évolution.

La clarté conduit à la confiance et la confiance à de relations de long terme et des avantages mutuels.

Lire l’article : https://www.treasury-management.com

Migration SEPA SDD, plus dur sera le retour

En effet, les premiers échanges retour montrent une assez grande hétérogénéité sur les fichiers retours camt054.

Le Message « Bank to Customer Debit Credit Notification» <camt.054.001.02> est le relevé d’opérations qui est envoyé par la banque au titulaire du compte ou à un tiers autorisé à recevoir l’avis. L’avis d’opéré informe le titulaire du compte ou le tiers autorisé, des mouvements de débits et/ou de crédits relatifs au compte. Le message peut concerner plusieurs comptes. Il fournit des informations pour la gestion du compte et/ou le rapprochement comptable.

Il peut servir pour :

  • Rendre compte de mouvements comptabilisés ou en attente,
  • Aviser d’un ou de plusieurs mouvements débiteurs,
  • Aviser d’un ou de plusieurs mouvements créditeurs.

Il peut donner des informations détaillées sur les opérations individuelles qui composent un mouvement. Ce message ne contient pas d’information sur le solde du compte.

Le camt.054.001.02, BankToCustomer DebitCreditNotification , Relevé d’opérations / Avis d’opéré est le fichier XML SEPA correspondant au fichier texte CFONB 240.
Pour le SDD, ce format permet à la banque de l’émetteur de restituer à son client les informations concernant les prélèvements SEPA impayés (rejetés/retournés).
Pour indiquer la nature du rejet ou du retour, la banque utilise un code motif de retour du prélèvement. La liste complète des codes motif de retour possibles se trouve sur le site de l’ISO à l’adresse suivante : www.iso20022.org.

Exemple de codes possibles :

  • AC04 : Closed Account Number (compte clos),
  • AM04 : Insufficient funds (provision insuffisante).

La correspondance entre la codification ISO (sur 4 positions) et la codification CFONB (sur 2 positions) des codes motifs de rejets/retour est disponible dans la brochure « Codes motifs de rejet/retour » sur le site du CFONB à l’adresse suivante : www.cfonb.org

Pour les prélèvements SEPA rejetés/retournés, la nature du R-message est identifiée dans l’élément Additional Information avec le mot code /RTYP/ suivi de :

  • RJCT pour un reject,
  • RTRN pour un return.

Source : Guide d’utilisation du standard ISO 20022 POUR DES RELEVES D’OPERATIONS « Guide d’utilisation du BankToCustomerDebitCreditNotification – V1.1 – 05/2013 »

Pour les entreprises qui automatisaient le traitement des fichiers retours CFONB240 l’exercice est plutôt périlleux. Car pour tester leurs nouvelles chaines de traitements, elles ont du recourir à des fichiers test, crée manuellement par les banques et qui ne reprenaient même pas, pour certaines banques, les données de gestion issues du SDD aller ?
Quels sont donc les moyens d’obtenir alors des fichiers « tests » de qualité ? Basculer en production au plus vite et obtenir réellement des rejets en les provoquant : comptes clôturés, BIC IBAN erronés, auto prélèvement rejeté…la méthode n’est pas des plus orthodoxes, mais permet d’éprouver les chaines de traitement dans un environnement réel.
La vraie vie quoi !

Serez vous prêt ?

Convertisseur SEPA : simplifiez vous le passage au virement SEPA et au prélèvement SEPA

En tant qu’utilisateur tresofactory vous pouvez dès à présent effectuer des virements et prélèvements au format SEPA, puisque l’application propose les fonctionnalités suivantes :

Pour le virement SEPA (SCT)

  • Saisie des BIC/IBAN dans la base de données
  • Création des listes de virements et des remises de virements SEPA
  • Génération et envoi des fichiers au format XML ISO 20022

De plus, Allmybanks.net dispose d’un module optionnel « Référentiel Banque de France » qui permet de convertir automatiquement les RIB de vos tiers en BIC/IBAN. Cette option permet également de transformer des fichiers de virements français en virements SEPA, par un simple clic (ou automatiquement via échange FTP).

Pour le prélèvement SEPA (SDD)

  • Création des listes de prélèvements SEPA
  • Traitement des données du mandat : Gestion du statut séquentiel (First, OneOff, …), Régie des données spécifiques (RUM, ICS, …), Déclaration des amendements, Conservation du dernier statut
  • Génération et envoi des fichiers au format XML ISO 20022

Chaque entreprise ayant ses contraintes propres au niveau de l’évolution de ses logiciel, en permettant de convertir le fichiers AFB au format SEPA et de l’enrichir du BIC et de l’IBAN avant son envoi à la banque, tresofactory permet de ne rien changer aux logiciels de gestion déjà en place : comptabilité, gestion commerciale, paie, notes de frais …

Tresofactory : convertisseur SEPA